Ce n’est pas l’humidité en tant que telle mais le confinement qui engendre les problèmes. Il n'y a aucun risque dans une chambre à coucher, mais la salle de bains, la cuisine et la buanderie produisent beaucoup d'humidité. Celle-ci se condense et si la ventilation n'est pas assurée, le bois commence à moisir dans les coins sombres.


La condensation apparaît lorsque la température des parois est inférieure au point de rosée. Dans les constructions à ossature bois, ce phénomène ne se produit que très rarement à la surface, mais il apparaît parfois à l’intérieur des parois, entraînant des désordres pathologiques. Les dégradations provoquées par ce type de condensation peuvent être très importantes car leurs manifestations restent longtemps invisibles. Pour l’éviter, on conseille en général de placer un pare-vapeur devant l’isolant, côté intérieur, et assurer sa continuité, ce qui est très délicat, surtout dans les détails.

 

Le risque de concentrer toute la pression de vapeur aux endroits critiques, car c’est toujours là que le pare-vapeur se déchire, est trop important. Un panneau continu d’OSB classe III Sterling paraffiné remplace avantageusement le pare-vapeur, à condition d’utiliser une isolation respirante, et de respecter la règle de base : Les composants de la paroi doivent être de plus en plus perméables de l’intérieur vers l’extérieur.

En général les façades orientées au nord auront des traces d'humidité plus élevées. Le fait de planter de la végétation devant un mur peu priver celui-ci d'ensoleillement et favoriser les remontées d'eau. Les traces d'humidité peuvent apparaître et disparaître dans le temps ; ce phénomène s'explique par les variations de hauteur des nappes d'eau souterraines.
Seuls les murs construits avec des matériaux poreux (dont la masse volumique est inférieure à 2000 kg/m²) sont soumis aux phénomènes de remontées capillaires.

L'humidité provenant du sol n'atteint pas uniquement les murs mais également les dallages qui se trouvent en contact avec le sol.